| Objection ! Ace Attorney Investigations 2 se dévoile 08/09/2010 |
FF versus XIII sur Xbox360 ? 08/09/2010 |
Enfin un nouveau Valkyria Chronicles ? 07/09/2010 |
La "Wii 2" : Yoshio Sakamoto annonce la couleur ! 07/09/2010 |
Fat Princess: Fistful of Cake ou le test de Bouff'tout
Si vous êtes au régime, alors il est clair que ce jeu n'est pas fait pour vous, rien que le titre fait grossir! FAT Princess Fistful of Cake, disponible sur PS3 depuis déjà quelques mois, a débarqué sur console portable et ce pour le plaisir des joueurs nomades. Voici donc le test d'un FAT jeu dans lequel vous ne verrez plus les princesses du même oeil...
Il était une fois deux royaumes composés de deux princesses et deux grandes armées, vivant sur le même territoire et disposant des mêmes ressources. Le bémol dans l'histoire: un seul prince charmant! Fat Princess est bien plus que cela; c'est un conte délirant, voire même absurde par moments, avec un amalgame de situations grotesques qui se traduisent surtout par des modes plus fous les uns que les autres: capture de drapeaux, ramassage de gros gâteaux, engraissage de princesses, et bien plus encore!

L'été dernier, les utilisateurs de Playstation 3 ont eu la possibilité de télécharger le jeu via le PlayStation Network, jeu mêlant curieusement le "hack and slash" classique à la capture de drapeau. Une expérience qui s'est avérée toute aussi enrichissante qu'hilarante et en particulier en ce qui concerne le mode multijoueur. Permettant un affrontement allant jusqu'à 32 joueurs, il a réussi à scotcher pas mal de gamers à leur écran, devant des situations indescriptibles auxquelles ils devaient faire face!
Désormais, les propriétaires de PSP peuvent profiter de cette version portable qui, en prenant en compte la différence de résolution et le plus petit nombre de joueurs en mode infrastructure, contient de nouveaux niveaux de jeu et de nouvelles surprises!
Une campagne courte mais intense
L'argument de Fat Princess est une excuse parfaite pour donner une certaine profondeur à une narration typique de conte d'enfants, mais qui toutefois comprend un sarcasme assez adulte et gratuit.
Ici, deux princesses capricieuses errent dans le bois en jouissant de la nature quand, d'une manière assez mystérieuse, elles se retrouvent face à un délicieux gâteau, qu'elles décident d'engloutir. Oh malheureuses! Suite à cette aciton, elles deviennent complètement addict au sucre et ne désirent qu'une seule chose: plus de sucre et donc plus de gâteau! Elles finissent alors par se retrouver séquestrées par des créatures velues qui semblent avoir la clé de ces gâteaux...
Ainsi commence le mode campagne du jeu où, au travers de 15 niveaux, vous vous retrouverez dans des situations plus grotesques les unes que les autres. Il est certain que le joueur initié, ne connaissant rien à Fat Princess, se trouvera bouleversé par le développement frénétique de ces niveaux, complètement improbables, et devra être capable de changer de stratégie à chaque secondes. Pour ce type de joueurs, pas de soucis à avoir, le jeu est doté d'un tutoriel inspiré d'un livre pour enfant, permettant d'expliquer les différents contrôles et actions disctinctes qui sont à réaliser.
Les niveaux de la campagne sont très variés, d'une durée variable (selon la difficulté), mais un seul d'entre eux peut vous amuser près d'une heure dans ses phases les plus avancées.
Ainsi, ces différents niveaux nous permettent de séquestrer des princesses, de sauver la nôtre face au rival, de la nourrir afin de la rendre plus grosse, de réussir à construire des structures spécifiques ou bien encore à rayer l'ennemi de la carte; voire même faire tout cela en même temps!
Les maps, loin d'être plates et fades, sont interactives et exigent donc une certaine agilité pour jongler d'une plate-forme à une autre. Certaines bougent, se transforment ou encore nous font sauter, nous obligeant parfois à les utiliser pour nos tactiques.
Les quantités de raccourcis sont également impressionnantes et parfois difficiles à trouver, mais ceux-ci vous seront bien utiles quand il vous faudra être rapide! À l'heure de séquestrer la princesse contrariée, il vous sera fondamental d'avoir tracé vos plans de fuite avant de vous faire éliminer, et au passage de trouver un allié qui vous aidera à la transporter. En effet, plus vous êtes nombreux, plus vous vous déplacerez rapidement et donc échapperez plus facilement aux griffes des ennemis.
Madame De Fontenay ambassadrice
Sur la carte, qui n'est pas non plus très grande, il y a deux équipes : l'équipe rouge et l'équipe bleue, et vous faites partie de l'une d'entre elles. Vous vous retrouvez donc dans la peau d'un petit individu ressemblant plus ou moins à un gaulois (de loin...).
Au commencement, vous n'avez aucune classe (dans tous les sens du terme), mais le château où vous vous trouvez est équipé de machines vous permettant de choisir parmis 5 classes disponibles, au moyen d'une simple action: enfiler un chapeau!
Ces "machines à chapeaux", que nous pouvons améliorer au moyen de ressources, lancent donc des chapeaux qu'il nous suffit d'enfiler pour changer d'une classe à l'autre.
Parmi ces classes, nous avons :
- les guerriers, avec une plus grande résistance et une plus grande force dans les attaques
- les ouvriers, qui vous servent à obtenir des ressources et créer des structures
- les gardes, pour les attaques à longue distance
- les mages (de feu et de glace) pour des attaques ou pour ralentir vos ennemis en leur jetant de la glace
- les prêtres blancs pour guérir vos alliers, et les prêtres noirs pour enlever la vie des ennemis
Dans la campagne individuelle, le travail d'équipe avec le CPU est fondamental, bien que malheureusement vous n'avez aucun pouvoir de décision sur eux. Dans la plupart des cas le CPU ira à son rythme, obtiendra lui-même ses missions et fera ce que bon lui semble. Vous pouvez toutefois forcer vos partenaires à se joindre à vous en appuyant sur la flèche haute du pad.
Cette option pourrait vous être utile pour organiser de plus grandes attaques mais malheureusement elle est très limitée et peu fonctionnelle. Il suffit que vous preniez un chemin un peu compliqué ou que vous alliez trop vite pour les perdre et vous vous retrouverez seul au milieu d'une horde d'ennemis féroces!
Les goûts et les couleurs ...
En plus de la campagne solo vient s'ajouter pour les curieux le mode "Vadrouiller", un niveau personnalisable par le joueur avec les modes de jeu du solo, mais dans lequel ils peuvent participer jusqu'à 24 joueurs, bien que la limite humaine soit de 8 personnes. Un autre mode "Combats de gladiateurs", vous permettra de choisir une classe particulière pouvant endurer l'assaut de vagues d'ennemis, vous devez bien évidemment résister à leurs attaques jusqu'à ce que vous mourriez.
Cependant, si Fat Princess a un sens et si son existence l'a fait être un jeu terriblement addictif, c'est surtout grâce à son mode multijoueur. Sur PSP, nous l'avons aussi bien en ad-hoc que par internet, bien qu'il n'y ait pas autant d'utilisateurs que sur la version console de salon.
Le jeu montre un style visuel à la fois simple et profond, avec une bonne différenciation des niveaux. Les animations drôles et le style comique "infantile", héritier des contes classiques, donnent sur l'ensemble un supplément de créativité très singulière. Les couleurs attrayantes que le jeu utilise se complètent parfaitement avec la bande son composée de cris, de chansons, de voix amusantes et enfantines. La jouabilité réside surtout dans le mode multijoueur, étant donné que le mode solo de la campagne est assez court et le CPU pas vraiment évolué, ce qui laisse un petit goût amer au niveau du travail d'équipe.



